dimanche 14 juin 2009

Quelle est la volonté de Dieu pour mes vacances ?

Aujourd’hui, pour ce dernier MP3 avant les grandes vacances, on s’est justement demandé : quelle est la volonté de Dieu pour mes vacances ?
Pas cool comme question, pas vrai ? Après tout, c’est les vacances, Dieu peut bien nous laisser un peu tranquille, non ? ! je ne sais pas vous, mais je trouve assez révélateur que, l’une des premières choses que l’on se dit à l’approche des vacances ce soit : ouf ! Je vais enfin pouvoir penser à moi et ne pas me prendre la tête ! Alors moi, pour les vacances, la bible va au placard, c’est plage, bikini, et fiesta à gogo ! Ibiza ou Saint-Tropez peut importe : ce sont tous deux des « paradis sur terre »
Mouais… sauf que, le problème, c’est que je me vois mal revenir de ce genre de vacances, et dire à Dieu : voila c’est bon, je suis de retour! pas de compte à rendre ! c’est un peu comme si, on partait en vacances sans son mari, on le trompait, et on revenait avec un grand sourire en disant : coucou chéri, qu’est ce que c’était bien sans toi, mais bon, maintenant je suis rentrée et on peu reprendre la vie normale !
Je lis dans 1 Corinthiens 10. 23: « Tout est permis dites vous. Oui, cependant tout n’est pas bon». Paul nous montre ici que Dieu nous laisse effectivement une grande marge de liberté : nous avons le choix de nos actes ; mais cela signifie aussi que nous en avons la responsabilité : non pas aux yeux des autres hommes, mais aux yeux de Dieu, qui est notre seul juge. Alors on ne peut pas mettre Dieu au placard pendant les vacances : car Dieu, lui, ne nous met jamais entre parenthèse, et c'est d’ailleurs notre chance : sa fidélité absolue.
Dieu va-t-il me juger sur mon choix de vacances ? Oui. Mais alors, peut être devrais je aller passer mes vacances enfermée dans un monastère pour consacrer tout mon temps à Dieu, comme ça il verra que je suis une bonne chrétienne…
Non, je crois qu’il ne faut pas se tromper de débat…
Paul, dans 1 Corinthiens 10.31 nous dit : « Que vous mangiez, que vous buviez, quoique vous fassiez, faites tout à la gloire de Dieu » Qu’est ce Paul veut nous dire ? Tout simplement, que Dieu est dans chaque chose de notre vie quotidienne : Dieu n’est pas plus là, ou pas moins là, quand je vais au boulot ou quand je suis en vacances. Je suis toujours aussi dépendante de Dieu.
Au fond, la question n’est donc pas: quelle est la volonté de Dieu pour mes vacances, mais, tout simplement, quelle est la volonté de Dieu pour moi ?
Dans Romains 6. 13 je lis : «Offrez vous à Dieu comme des êtres revenus de la mort à la vie, et mettez vous tout entier à son service comme instrument de ce qui est juste. » Pour cela, il nous faut donc, prendre position : comme nous l’avais fait remarquer Daniel au dernier MP3, la bataille militaire est déjà à moitié gagnée si l’on a su bien se positionner. De même, par ce que l’on choisit de faire pendant les vacances, c’est déjà prendre position.
Le vrai repos, ce ne sont pas les vacances, mais c'est Dieu. Mais les vacances demeurent, c'est vrai, un moment particulier, loin du stress du boulot ou des examens. Alors sachons prendre ce temps pour se rendre pleinement compte de ce que Dieu fait et est pour nous. Et puis, les vacances peuvent être un moment privilégié pour justement parler de notre foi, avec les gens que l’on rencontrera sur notre lieu de vacances.
En définitive, la volonté de Dieu pour mes vacances, ce n’est rien d’extraordinaire : simplement cultiver sa foi, par la prière, la parole, le partage.
Alors : y aura-t-il une place dans votre valise pour ce condensé du bonheur ? (montrer la bible)
(par Marjorie)

dimanche 7 juin 2009

Comment parler de notre foi à nos amis ? - 4ème partie

Nous abordons ce soir la dernière partie de la réponse à la question "comment parler de notre foi à nos amis ?".
Je vous rappelle les 4 morceaux de la réponse :
1. Pas des timides !
2. Pas des politiciens !
3. Pas des sauveurs !
4. Pas le pied !
Il y a 3 mois, nous avons vu que, oui, nous devions parler de notre foi à nos amis. Il y a 2 mois, nous avons vu que nous ne devions pas êtres des manipulateurs qui déforment la vérité, mais que nous devions avoir des relations vraies avec nos amis. Enfin, le mois dernier, nous avons vu que le taux de réussite était entre les mains de Dieu et non les nôtres.
Aujourd'hui, nous terminons cette série par "par le pied". Et oui, je ne sais pas vous, mais moi, quand on dit autour de soi que l'on croit en Dieu, que l'on croit que quelqu'un est mort et ressuscité, que chaque personne est pécheur, hé bien, j'entends plus souvent "mais comment tu peux croire à ces bêtises ?", ou alors "chrétien = crétin" que "wow, moi aussi, j'aimerais bien entendre parler d'un tel amour envers moi, changer ma vie radicalement et me tourner vers Dieu". Ah bon ? Pas vous ? On doit pas rencontrer les mêmes personnes alors...
Quand on parle de notre foi, on rencontre souvent de l'opposition. Dans 2 Corinthiens 4, le texte que nous suivons depuis le début de cette série, on lit : "Nous sommes pressés de toute part, mais non écrasés ; inquiets, mais non désespérés, persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non anéantis. Nous portons toujours avec nous dans notre corps l'agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps". Sexy, non ? Souffrir comme Jésus, ça donne envie à tout le monde. C'est pas le pied ! Hé bien pourtant, c'est effectivement ce à quoi il faut s'attendre quand on parle de Lui. Désolé, mais le monde n'a pas très envie d'entendre le message de la Bible. C'est un message honteux pour lui, que de reconnaître qu'il est pécheur devant Dieu, un aveu de faiblesse. Donc oui, de l'opposition, il va y en avoir, et encore, maintenant, ils sont sympas, ils ont arrêté de brûler les chrétiens, du moins en France. Mais comme le dit Paul, dans notre malheur terrestre, nous avons une consolation encore plus grande : nous vivons avec Dieu, en conformité avec sa volonté, et nous savons que nous vivrons avec Lui pour l'éternité.
Je vous invite donc à bien mettre en regard ces 2 choses : un bonheur terrestre, éphémère, voir inatteignable, ou un bonheur céleste, avec celui qui a créé le bonheur ?

Comment parler de notre foi à nos amis ? - 3ème partie

Nous abordons ce soir la troisième partie de la réponse à la question "comment parler de notre foi à nos amis ?".
Je vous rappelle les 4 morceaux de la réponse :
1. Pas des timides !
2. Pas des politiciens !
3. Pas des sauveurs !
4. Pas le pied !
Il y a 2 mois, nous avons vu que, oui, nous devions parler de notre foi à nos amis. Le mois dernier, nous avons vu que nous devions pas êtres des manipulateurs qui déforment la vérité, mais que nous devions avoir des relations vraies avec nos amis.
Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur le taux de réussite.
La mode dans les médias, c'est de parler des bonus des traders. T'as fait de bons résultats, tu touches le pactole et las stock-options, t'as fait de mauvais résultats, tu ne peux pas rembourser le crédit de ta villa à Saint-Tropez.
Alors, si nous avons fait de mauvais résultats, si quand nous parlons de Dieu autour de nous, les gens ne croient pas... Quel doit être le taux de réussite du bon chrétien ? 90% ? 10% ? Dieu nous rejettera-t-il ?
Nous poursuivons notre lecture de 2 Corinthiens 4, où Paul dit "En effet, le Dieu qui a ordonné que la lumière brille du sein des ténèbres a aussi fait briller sa lumière dans notre cœur pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la personne de [Jésus-]Christ. Nous portons ce trésor dans des vases de terre afin que cette puissance extraordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous.".
C'est Dieu qui est venu vers nous, c'est lui qui nous a transformé. Nous ne sommes donc pas les sauveurs ! Nous ne sommes que des vases de terre. Si vous voulez traduire en mots d'aujourd'hui, nous transportons la gloire de Dieu dans des vases IKEA.
Comme c'est Dieu qui sauve, c'est également Dieu qui porte la responsabilité de qui il sauve et qui il ne sauve pas. Il n'est donc pas question de taux de réussite de notre part.
Notre taff à nous, c'est de parler à nos amis, et de prier pour eux. Le reste, c'est le taff de Dieu. Il n'y a pas de bonus pour ceux qui auront réussi leurs objectifs de conversion, puisqu'il n'y a pas d'objectifs ! Nous ne sommes pas les sauveurs !
Il n'y a donc aucune culpabilité à avoir si nous parlons de Dieu à nos amis et qu'il n'y a pas de résultats... et c'est une raison de plus pour ne pas avoir peur de le faire.