mercredi 20 octobre 2010

Qu'est-ce qu'une vie réussie ?


(note : c'est une parodie de l'affiche du film Trainspotting)

lundi 22 mars 2010

Est-ce que le sexe avant le mariage, c'est mal ?

Contrairement aux idées reçues, l'on peut noter que la Bible parle de manière très positive de la sexualité. L'apôtre Paul par exemple, encourage les couples mariés à ne pas se priver de relations sexuelles.
A la lecture de l'ensemble des textes bibliques, il est clair que la sexualité est bonne et qu'elle est un don de Dieu à l'être humain : don de Dieu pour le plaisir des sens, pour l'intimité relationnelle et pour la procréation.

Mais afin qu'elle soit épanouissante et exercée dans le respect de l'autre, la sexualité est appelée à se vivre dans un cadre précis.
Comme cadre aux relations sexuelles, Dieu nous a indiqué le mariage : l'engagement public et pour la durée de la vie, d'un homme et d'une femme qui décideront de se donner exclusivement l'un à l'autre. Dans ce cadre-là, Dieu dit que la sexualité est bonne.

L'apôtre Paul nous dit :
« C’est pourquoi, fuyez les unions illégitimes. Tous les autres péchés qu’un homme peut commettre n’impliquent pas intégralement son corps, mais celui qui se livre à la débauche pèche contre son propre corps. Ou bien encore, ignorez vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous?»
(1 Corinthiens ch. 6 v.18-19).
Il peut donc y avoir "débauche" au niveau sexuel. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
Utilisé nombre de fois dans le Nouveau Testament ce terme désigne toute sexualité qui est pratiquée en dehors du mariage.

Concernant les relations sexuelles en dehors du mariage, la Bible est donc très claire : elle nous invite à nous en abstenir. Pour redire les choses autrement : les relations sexuelles sont bonnes et voulues de Dieu, dans un cadre précis : le mariage. En dehors de ce cadre, la Bible en parle en terme de péché.

Pourquoi le sexe serait-il de la "débauche" hors mariage, et comme par magie, deviendrait-il bon une fois mariés ?
Il n'y a pas de "magie" ici. La différence se situe dans le lien social, dans l'engagement dans la durée, dans l'apprentissage de la maîtrise de soi et du respect de l'autre, autrement dit dans la signification profonde et réelle du mariage.
La différence vient aussi de la signification même des relations sexuelles.
Le sexe est ce qui est le plus intime en nous. Coucher ensemble crée un lien. Ce lien est positif dans le mariage car il est fait dans un climat de sécurité, de confiance, d'engagement et de reconnaissance sociale. Ce lien est négatif s'il est établi hors mariage à cause de l'absence de l'un ou de plusieurs de ces éléments. La sexualité exige la sécurité affective, c'est-à-dire la confiance absolue en l'autre, la connaissance de l'autre et l'engagement sur le long terme, parce que coucher avec l'autre, c'est s'abandonner à l'autre, c'est lui donner notre intimité la plus profonde. Ce n'est pas un jeu ou un amusement.

Vouloir coucher ensemble, bien souvent, est seulement l'expression inconsciente du désir que nous avons de nous rassurer nous-mêmes ou de l'envie égoïste du corps de l'autre. Nous voulons nous prouver quelque chose à nous-mêmes, nous voulons garder l'autre, nous voulons profiter du corps de l'autre... Toutes ces choses n'émanent pas d'un amour vrai pour l'autre.
L'amour vrai sait attendre, car il ne veut pas l'autre pour soi. La sexualité est le couronnement qui nous attend après s'être préparés ensemble au mariage, après s'être engagés et montré l'un à l'autre que nous nous aimons vraiment.
Quand Dieu nous indique un chemin - y compris en matière de sexualité - c'est pour notre bien ; nous avons tout à gagner à respecter ses conseils. N'hésitez pas : demandez-lui de vous parler, de vous convaincre, de mettre en vous le discernement sur ce sujet si important.
(par Dorine)

dimanche 14 février 2010

Si Dieu existe, pourquoi y a-t-il tant de souffrances ?

Devant tant de souffrance dans le monde, tant physique que morale, comment un Dieu d'amour peut-il rester les bras croisés ? Comment, devant le massacre de 6 millions de juifs, rester inactif ? Comment le Tout-Puissant ne peut-il pas empêcher un tsunami dévastateur ? Pourquoi tant de suicides, de dépression, dans notre société ?
Une question très difficile. Le livre de Job, dans la Bible, cherche cette réponse pendant 42 chapitres. Job, qui pourtant est un des serviteurs de Dieu les plus fidèles, a tout perdu : ses enfants sont morts, il était très riche et devient subitement très pauvre, il est atteint d'un cancer. Il pose la question à Dieu "mais pourquoi ?". Et Dieu, à la fin du long livre... ne répond pas à la question !
Que dit la Bible de cette question ?
Jésus tient cette conversation à Jérusalem, rapportée dans Luc : "A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont subi un tel sort? Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d'attitude, vous périrez tous de même. Ou bien ces 18 personnes sur qui la tour de Siloé est tombée et qu'elle a tuées, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d'attitude, vous périrez tous de même."
Que pouvons-nous dire ?
- d'abord, la souffrance causée par les hommes - le meurtre - est mise sur le même pied que la souffrance causée par "le destin" : l'effondrement d'un bâtiment
- ensuite, la souffrance n'est pas liée au péché des gens. Si quelqu'un souffre, il n'est pas plus pécheur que quelqu'un qui est en bonne santé
- enfin, Jésus répète à chaque fois "Mais si vous ne changez pas d'attitude, vous périrez tous de même". La souffrance que nous voyons, que nous ressentons nous alerte sur notre mort prochaine, elle nous rappelle notre condition fondamentale d'homme pécheur. La souffrance nous prévient sur notre besoin de changer complètement de comportement, de revenir vers Dieu et d'être uni à Dieu en reconnaissant notre faiblesse et notre dépendance absolue à son égard. C'est le message d'alerte d'un Dieu d'amour.

C.S. Lewis, l'auteur de Narnia, décrit ainsi la souffrance : "Dieu nous chuchote dans nos plaisirs, nous parle par notre conscience, mais nous crie dans nos douleurs : c'est son mégaphone pour réveiller un monde sourd." C'est son mégaphone pour réveiller un monde sourd ! La souffrance, c'est le message d'alerte de Dieu : attention, si nous ne revenons pas vers Dieu, il va nous arriver pire que la souffrance actuelle.
Quand vous touchez une plaque électrique, votre nerf transmet un message à votre muscle pour le retirer, c'est un message d'alerte. Mais si vous gardez la main sur la plaque malgré la brûlure, alors la souffrance à venir sera bien pire que la souffrance actuelle.

Dieu est donc bien Tout-Puissant, bien un Dieu d'amour. Il nous lance un SOS au travers de la souffrance. Je vous encourage donc à être compatissant avec la souffrance qui vous entoure, et à en faire une occasion de témoignage pour réveiller ce monde sourd. Profitez des moments difficiles pour parler de Dieu, car c'est là qu'il parlera le mieux.

dimanche 10 janvier 2010

Le développement durable, en quoi cela concerne les chrétiens ?

C'est le sujet à la mode, toutes les entreprises font du développement durable, ou disent qu'elles en font. Un sommet international sur le sujet à fait la une de tous les journaux à Copenhague. Auparavant cantonné à un sujet de niche en politique, tout le monde s'en empare maintenant. Et les chrétiens dans tout ça ? En quoi sont-ils concernés par le développement durable ?
La première attitude possible, c'est le rejet total. En effet, nous chrétiens sommes citoyens des cieux. Nous savons que Jésus reviendra, qu'il y aura une nouvelle terre et de nouveaux cieux. Nous sommes pleinement conscients que, quoi que l'on fasse, l'humanité court à sa perte car elle est corrompue par le péché. Aussi, il n'y a pas de problème pour polluer à outrance, ce n'est qu'une partie de la destruction naturelle et annoncée du monde. Allons-y, polluons sans se poser de question !

Cette attitude, bien que paraissant justifiée, ne me semble pas coller avec l'ensemble de la Bible, et ceci pour 3 points :
- d'abord, quand Dieu crée la terre, à chaque point, il dit que cela est bon. La création de Dieu est bonne. Si elle est bonne, il ne faut pas la détruire ! D'autant plus que Paul dit que cette belle création nous révèle, à tous les humains, l'existence de Dieu. Comment ne pas se poser de questions sur nos origines devant un paysage de montagnes enneigées, ou devant un ciel étoilé ? Aussi, si nous détruisons notre environnement, nous détruisons non seulement la bonne création de Dieu mais aussi une partie de la révélation de Dieu aux humains, comme si nous arrachions une à une les pages de notre Bible.
- ensuite, au moment où Dieu crée l'homme, il lui donne la domination sur la terre, sur les plantes et sur les animaux, comme il l'est dit dans la Genèse : "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance! Qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.". Cette domination est aussi une responsabilité, celle d'entretenir, voir d'améliorer l'environnement de l'homme. Dieu nous a confié la responsabilité d'entretenir sa bonne création
- enfin, le développement durable a une dimension sociale dont on entend assez peu parler. Le but du développement durable n'est pas uniquement que la nature soit préservée, mais aussi que l'homme, tous les hommes, puisse continuer à se développer. En ce domaine, il reste dans le monde de nombreux endroits où l'homme n'a pas accès à l'eau potable, à une alimentation saine et équilibrée, à l'éducation. Et le développement durable met en avant le fait de permettre à l'humanité de se développer. Jésus donne comme commandement d'aimer son prochain comme soi-même. Les chrétiens ne peuvent qu'adhérer au développement de l'humanité !

Pour résumer, il est vrai que le péché est entré partout et que notre terre court à sa perte, que nous avons l'espérance de voir un jour une nouvelle terre avec le créateur parfait à sa tête. Malgré tous nous efforts, nous ne rendrons jamais la terre parfaite car seul Dieu peut le faire.
Cependant, nous avons une véritable responsabilité en tant que chrétien d'être acteur du développement durable car
1. la création est bonne et nous voulons la préserver car elle est un signe de Dieu
2. Dieu nous a donné cette mission d'être les jardiniers de la terre
3. notre amour du prochain nous pousse à œuvrer dans le sens d'une plus grande justice
Ce n'est pas parce que le monde est corrompu par le péché qu'il faut baisser les bras mais au contraire, être des lumières là où nous sommes !